Theodor di Ricco

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  • Photo : Guy L’Heureux

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Artiste de performance vivant à Berlin et leader de la formation SoToDo, Theodor di Ricco affirme que tout le monde a le droit de faire de l’art, mais que seules quelques personnes osent le faire. L’artiste/prince se tient au centre, assis, entouré des membres de l’auditoire/ses sujets, et propose une démonstration simple mais efficace d’une structure politique de contrôle micro-machiavélique. Le défi consiste à observer une discipline collective afin d’empêcher l’avènement d’un état d’anarchie où les gens ne vivraient (ne feraient de l’art) que pour eux-mêmes.

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Chronique de l‘événement par Théodor di Ricco

Je suis arrivé le 26 septembre 2006 à 19:40 à Montréal. J’ai passé la securité avec ma combinaison orange comme dans la prison de Guantanamo Bay à Cuba. Je n’ai aucun objet en métal sur moi et je porte des sandales en caoutchouc.

Patric Lacasse et Alexis Bellevance sont venus à l’aéroport me chercher. La dernière fois que je les ai vus, c‘était à Berlin, à Open Space en 2004 pour le 11è Congrès d’Art Performance SoToDo. À cette époque, Sylvain Breton était avec leur groupe depuis deux ans. Depuis, il les a quittés. Tous les trois, ils avaient demandé au public de quitter l’espace Open Space, puis ils l’ont vidé de tout le mobilier, ils ont tout déménagé complètement. Une heure après, le public a pu rentrer dans un espace tout propre, bien parfumé avec les odeurs de nettoyage.

Je suis au Bain St-Michel, un ancien bain publique. La piscine est vide, l’intérieur est tout carrelé. Patric et Alexis ont encore tout nettoyé. Ils ont transformé un bain public sale et vide de tous les nageurs depuis plus de dix ans, en un espace respectable pour la présentation d’art performance. Cette fois pour le 14è Congrès SoToDo, ils ont continué leur performance et bientôt, les artistes et le public vont être accueillis.

C’est pendant le 10è Congrès SoToDo à Séoul que ces artistes du Québec ont proposé d’accueillir une édition du Congrès SoToDo à Montréal. Depuis deux ans, après les congrès de Berlin, Münster et Sacramento, ils ont travaillé à mettre en place la plate-forme pour le 14è Congrès à Montréal.

Pour cela, Patric et Alexis ont réuni les ressources de six centres d’artistes, leurs propres énergies et celle de la Gallery SoToDo pour créer «Viva! Art Action». Cette configuration a très bien marché. Je suis très étonné du nombre de personnes que je vois en train de travailler autour de moi ainsi que par les matériaux qu’ils ont amené jusqu’ici.

Peter Gzrybowski, Jorge Higaldo, S.P.38 né Sylvain Perrier et le groupe NonGrata (Al, Tajé, Tanal, Tomas et Tuul) d’Estonie sont arrivés. En tout, on attend 36 artistes. Les artistes du congrès sont logé chez l’habitant, plutôt qu´à l’hôtel ; l’hébergement chez des privés est un point essentiel pour le développement des contacts pour tous les participants. Il commence à faire froid le soir. J’ai oublié mes vêtements en plastique jaune. Pendant les deux semaines que je suis à Montréal, j’adopte un rythme de vie qui commence tôt le matin. En fait, je suis toujours en train de travailler. Pour moi, il n’y a pas de chômage. Je divise le travail en deux sortes, soit en une activité de valeur, ou soit en une activité lucrative. Souvent, je ne suis pas payé pour mon activité de valeur. À Montréal, je touche un cachet pour une activité que j’aime faire.

30 Septembre 2006

Au Bain St. Michel, je me retrouve dans la cuisine, aménagée par Patric et Alexis. S.P.38 et Claudia ont offert de préparer le repas du soir pour les participants pour la durée du Congrès. Le SoToDo Congrès commence le 2 Octobre 2006, mais l’événement dure depuis le 28 septembre : chacun des six centres présente une programmation dans leur propre espace. Ce soir, La Centrale qui a souvent organisé des festivals d’art performance présente Sylvie Tourangeau et Ioana Georgescu. Hier, l’espace ‘Dare-Dare’ a organisé un happening dehors dans le parc Sans Nom, un terrain vague sous un viaduc au coin des rues Clark et St-Laurent. Je l’ai trouvé brillant. Pendant deux jours, les artistes ont exposé plusieurs actions ‘work in process’ et à durées variables. Ce qui m‘étonne ici à Montréal, c´est l’ouverture du public vis-à-vis de la performance.

Les organisateurs ont bien choisi cet ancien bain publique désaffecté pour un congrès d’art performance. Patric et Alexis ont construit des tables en bois pour la salle à manger, des étagères et un comptoir pour la cuisine. Maintenant, il reste à trouver un blender car S.P.38 en a besoin pour la soupe qu’il vient de préparer.

1 Octobre 2006

À La Centrale, Sylvie Tourangeau et Pierre Beaudoin ont collaboré pour la première fois. Ils travaillent sur le processus et la gestuelle. Une fluidité entre chaque objet qu’ils utilisent. Le concept et l’action sont simple mais la réalisation est complexe : la transformation du processus et du geste dans un fait complexe pour revenir à une idée simple.

2 Octobre 2006

Pour chaque congrès, il y a un thème. Quelles sont les problématiques mondiales, nationales et régionales auxquelles nous sommes confrontées aujourd’hui? Il y a en Irak une guerre à laquelle plusieurs pays participent et leurs actions militaires déstabilisent une bonne partie du Moyen-orient. Est-ce le début de la Troisième Guerre mondiale? Il y a un génocide au Soudan, et la Corée du Nord est un état arrogant. Les Nations-Unies font très peu, se limitant aux discours diplomatiques pour la forme. Les actes terroristes visent des endroits précis mais la sécurité est maintenant renforcée partout. La peur s’installe et les gouvernements instaurent des lois qui briment les droits de la personne. L’extradition et la prison sans procès sont maintenant choses possibles. Il y a eu les croisades, maintenant il y a le djihad qui à son tour engendre le fondamentalisme.

Nous vivons dans un monde de globalisation, où la technologie nous a rapprochés de façon virtuelle. Mais nous tenons toujours au concept de nation, et l’immigration et l’intégration font l’objet d’un contrôle serré. Les marchandises, bien que régulées par des tarifs commerciaux, traversent les frontières, mais les marchands n’ont pas de pays. Le capitalisme mondial, sous l’apparence de la démocratie, a la vie belle. On est soit pour, soit contre ; il n’y a pas d’entre-deux.

Qu’est ce qui a vraiment changé? Il y a autant sinon plus de gouvernements socialistes que pendant la guerre froide. Et tout autant de populations pauvres et d’enfants qui meurent de malnutrition. De l’aide est constamment acheminé mais elle crée, à son tour, une forme de dépendance. Y a-t-il un avenir, ou est-ce que se sera plus ou moins pareil pour les 94 prochaines années?

Tous ce qui est nouveau n’est pas nécessairement bon ; l’automobile, l’énergie nucléaire, l’agriculture génétiquement modifiée, le spam. Tous ce qui est vieux n’est pas nécessairement mauvais ; l’air pur, l’eau potable et la nourriture saine. Vivons-nous mieux ou moins bien qu’au siècle dernier? Qui ou quels sont nos modèles? En qui ou en quoi pouvons nous croire? Y a-t-il encore des héros? Des héroïnes? Qui n’a pas peur de poser les vraies questions? Pourquoi avons-nous lutté afin d’apporter un changement positif – et avons-nous réussi?

La surpopulation épuise les ressources naturelles. Les gens ont faim, l’eau potable se fait rare. Les pandémies comme la grippe aviaire et le sida sont une réalité. Le système immunitaire de la terre est affaibli. Son climat se réchauffe, s’éteint. La pollution, qui découle de notre besoin – et de notre avidité – d’acheter, de vendre, de faire du commerce, de produire des biens de consommation pour faire du profit, est un mal nécessaire.
Un monde divisé par les conquérants des XIXe et XXe siècles ; résultat : les pays industrialisés, ceux en voie de développement et le tiers-monde. Au XXIe siècle, la Chine deviendra une superpuissance et les États-Unis, un empire en déclin. Nous vivons dans un nouvel ordre mondial et la démocratie n’y fonctionne pas toujours.

En tant qu’artistes de la performance vivant dans la seconde moitié de la première décennie du XXIe siècle, notre but est de définir l’esprit du temps. Nous exposons notre travail dans la 4e dimension du temps. Les artistes de la performance sont les plus actuels, leurs antennes sont aiguisées ; ils sont comme des baromètres qui transmettent un message, exposant quelque chose qui va au delà des races, des nations, des économies, de l’éducation, des sexes et de leurs frontières implicites. C’est notre message qui expose une conscience commune. Il sera intéressant de voir comment les artistes présentent ces thèmes. A la fin du congrès, ils rendront compte de leur conscience commune par les performances qu´íls exposent.

3 octobre 2006 à Skol , rue Ste-Catherine, Montréal.

Lumière grise mais le temps est encore agréable. Le congrès commence aujourd’hui. La première présentation du congrès est à Skol. J’ouvre le Congrès avec une présentation de la Gallery SoToDo et donc, je commence avec l’explication du Nom SoToDo. C’est trois petit mots en anglais qui, ensemble, font une phrase complète. C’est aussi le sens de mon travail. Alors, fais-le. So, to do.

Le premier événement de SoToDo s’est passé à Sacramento, il y a presque vingt ans. J’ai continué à organiser des événements chaque année entre ces deux villes, Sacramento et Berlin et en 1991 à Amsterdam. Comment ai-je fait durant ces vingt ans? D’une part, une base démocratique et solidaire pour tous les participants, d’autre part, la flexibilité, car il y a toujours des exceptions. Je ne promet rien, je fait simplement le meilleur avec les ressources que j’ai. Tous les participants de SoToDo sont invités au congrès suivant et ils peuvent inviter un artiste. Donc le nombre des artistes participants s’agrandit organiquement. J’offre aux artistes l’essentiel, un accueil, la nourriture, une documentation de congrès.

Depuis 97, le congrès a été tenu à Paris, Berlin, Séoul, Sacramento, Münster et dans les prochains jours, à Montréal. En 2007 à Innsbruck, 2008 à Berlin, 2009 à Sacramento. J’ai entammé des discussions avec les organisateurs à Louisville, Buenos Aires et Ibiza.

C’est un honneur d’être l’élément déclencheur pour le rassemblement de six organisations à Montréal à l’origine de Viva! Art Action. Merci à Anne de Skol, Catherine d’articule, Aneessa et Roxanne de La Centrale, à Geneviève de Praxis, à Jean-Pierre de Dare-Dare, à Mathieu de Clark et aussi à Eric Letourneau. MERCI à Patric, Alexis et à Bénédicte qui ont travaillé fort pour faire venir SoToDo, moi et plus de trente-six artistes internationaux de la performance à Montréal. Vous êtes une bonne équipe.

6 octobre 2006

Le congrès a bien commencé. J´aime toutes les performances que je vois, c’est très beau ! Tout les artistes du congrès sont venus. Phil Fryer, Sandra Schaefer, Sean Smith et Ernest Truely de Boston, Nicolas Primat, Edwige Mandrou, Christine Bouvier de France, Lilian Frei, Darja Unold et Yan Duyvendak de la Suisse, Katri Kainulainen, Willem Wilhelmus de Finlande, Maria Cosmes de Barcelona et Amy Klement de Berlin. L’organisation Viva! les a invité ainsi que pas mal d’autres artistes.

Maintenant, nous sommes intégrés dans Viva! Art Action. Les performances se déroulent aussi bien dans les espaces des centres qu´au Bain St-Michel. Yan performe à Skol, un travail sur l’art populaire, un portrait vidéo de l’homme d’aujourd’hui.
Amy fait une performance à La Centrale sous le titre de «Combien de spermes une femme peut-elle produire en 24 heures?». Elle a fait des spermatozoides en fil de cuivre crochetés à la main.

Au Bain St Michel, Nicolas et Edwige ont cassé des oeufs les uns après les autres. De bouche à bouche, ils se sont passé chaque jaune jusqu‘à ce qu’ils se brise. C‘était dégueulasse et fascinant à la fois. Katri est venue à Montréal avec l’idée de faire une performance sur la beauté, elle a travaillé avec du yaourt à la fraise qu´elle a trouvé dans la cuisine des Bains St Michel.
L’odeur de la fraise chimique était remarquable. Phil a déchiré ses vêtements avec des «tie-wraps» attachés à l’échelle de la piscine jusqu´à ce qu’il se retrouve tout nu.

7 octobre 2006

Au bain, j’assiste à une présentation de l’action du groupe Enterprise qui occupe actuellement l’espace d’articule. Mercredi, j’étais invité avec Sonia Pelletier à Ste-Thérèse où j’ai présenté une conférence sur SoToDo. J’ai fait la conférence avec Danyèle Alain, ainsi que le duo Doyon/Demers. Nous avons parlé du nomadisme dans nos projets. Ils ont parlé de leur approche de travail au Québec et moi, de mon travail au niveau international avec le Congrès SoToDo.

Considérant que les projets soutenus par le 3e Impérial sont réalisés in situ, par exemple sur un lac gelé ou dans une forêt loin de la civilisation, Danyèle Alain s’occupe des demandes d’autorisations à l’administration publique.

Doyon/Demers organisent des manifestions ou des actions. Pendant la conférence, ils ont parlé de leur action «Veuves de Pêcheurs». Ils ont invité des femmes de pêcheurs d’une petite ville et leur ont donné la parole. C’était une action documentaire, sans public.

Après la conférence, nous avons mangé chez Papa Guy dans la ville de Ste-Thérèse. J’ai dégusté pour le première fois la poutine : des pommes frites avec du fromage frais par dessus et une sauce grasse. Un repas pour les bûcherons! En soirée, à Ste-Thérèse, Praxis a présenté une soirée d’art performance.

8 octobre 2006

Les questions qui me sont posées par les organisateurs de Montréal me font réfléchir. J’ai eu le même type de questions à Séoul. Je comprends que ma façon de travailler et la manière dont je met en place l’organisation de la Gallery SoToDo est spécifique à Berlin et à Sacramento, ma ville natale. Berlin est sexy et freaky. À Sacramento, j’ai appris comment être efficace. Les deux villes sont pauvres en ressources pour soutenir l’art contemporain. Dans ce contexte, j’ai organisé une présentation d’art performance qui peut exister en dehors des subventions.
Tant mieux s’il y a des subventions, on peut faire plus. Mais souvent avec des subventions, il y a des limites.

En presque vingt ans d’expérience avec SoToDo, j’ai appris qu’il est important que la correspondance soit claire dès la première lecture. L’invitation que j’envoie à tous les artistes de SoToDo chaque année est au point. Je réponds au cinq questions : qui, quoi, où, quand et comment. Je ne promet rien et je ne demande pas de fiche technique. Sinon les artistes vont me demander des choses introuvables : un âne mort ou une mitrailleuse. Les trente-six premiers qui répondent sont inclus.

Je travaille aussi à l’intégration des performances des artistes dans l’infrastucture du congrès. La cuisine est déjà un bon exemple de cette intégration. J’imagine que l’acceuil, la technique, les discussions, le documentation vidéo ou catalogue, tout peut être récupéré par les artistes et intégré dans le concept de leur performance. L’expérience, au premier degré, est le vécu du public quand ils participent a une performance.

Cette intégration d’infrastucture dans les manifestations décalées et la critique sociale est le signe d’une démocratie en bonne santé comme dans une microstructure Gallery SoToDo ou dans la société en général. Ceux qui crient le plus fort sont souvent désagréables. Ceux qui crient doucement et avec ténacité sont la plupart du temps de bonne valeur.

10 octobre 2006

Je pars pour Berlin après demain. J’ai passé deux très bonne semaines à Montréal. Le 14e Congrès est fini. Le 15e SoToDo Congrès aura lieu à Innsbruck. Nous avons nettoyé et vidé tranquillement le Bain St-Michel toute la journée. Après le travail, il y a eu un dîner avec les restants de bouffe. C’était si bon de manger ensemble pour la dernière fois.

Je suis mécontent des NonGrata. Il faudra limiter le nombre d’artistes qui peuvent participer au sein d’un collectif. Ils sont venus à neuf personnes. Deux sont repartis pour les USA parce qu’un d’entre eux s’est fait arrêter par la police en faisant un graffiti. Quand même, sept c’est trop. Ils sont trop renfermés, y compris leur manager Sylvain Beton. J’avais l’impression qu’ils s’appropriaient le Congrès pour eux-mêmes.

Les performances samedi le 9 octobre ont été remarquables surtout par les différences géographiques et historiques entre les artistes. Willem Wilhelmus de Finlande, Jorge Higaldo de Colombie, Yoyo Yogosmana d’Indochine, Sylvette Babin du Québec. Les performances représentent quatre continents et parlent la même langue.

Malheureusement, pour le fête en fin de Congrès, la musique n’était pas bien. Le DJ n’a joué que de la musique Hip-Hop. Dommage qu’il n’y ai pas eu d’autres styles de musique. La prochaine fois, pour le fête de clôture, je serai le DJ. Quand même, je suis resté jusqu’à six heures du matin, sans danser une seule fois.

11 octobre 2006

Mon dernier jour à Montréal.
Ca va mieux avec NonGrata. Nous avons dîné ensemble et j’ai eu la chance de parler avec le groupe, surtout avec Tajé. Même pour elle, un si grand groupe est difficile à gérer. À l’avenir, et pour éviter de créer des attentes, les artistes seront payés par performance et pas par personne. Il y avait huit personnes des NonGrata à payer. La démocratie ne fonctionne pas toujours et il y a toujours des exceptions.

Le Bain St-Michel est vide. Cela a pris deux jours pour débarrasser tous les matériaux. Alexis m’a donné plus de deux milles photos prises pendant le congrès.

À mon avis, les artistes du 14e congrès ont exprimé leur lutte contre la fatigue dans ce monde. La plupart des habitants du premier-tiers mondial ont une bonne qualité vie. Il n’y a pas de guerre, de malnutrition, de pandémie, de génocide, de manque de ressources qui les touchent directement.

Cette société semble plutôt fatiguée par le bombardement constant d’information, pour la plupart négative et violente. La fatigue réelle de l’après deuxième guerre mondiale est remplacée, soixante ans après, par une fatigue virtuelle ; un neo-existentialisme où l’espoir et les idées sont morts. La réalisation de cela peut être une relance sur la forme et la couleur. Le romantisme serait sans attribut et signifiant, sans espoir et sans idée.

Aujourd’hui, je prépare mon retour à Berlin. Je vais mettre fin à ce texte, écrit après tant des discussions sur l’art performance que j’ai eu pendant ce congrès. J’ai formulé une réponse et elle sera une bonne conclusion pour ce résumé. À Montréal, j’ai eu de très bons sentiments et les contacts que j’ai faits, je vais les entretenir.

Gallery SoToDo est un réseau d’artistes qui se manifeste collectivement sous forme de happenings d’art performance. Elle prend parfois la forme d’un congrès.

Merci beaucoup à tous ceux qui ont participés.

Theodor di Ricco
Gallery SoToDo